Il y a des cas où une simple photo vaut mieux que des grands discours…



Je suis en r’tard en r’tard, mais je ne résiste pas à l’envie de vous parler de ma dernière destination: le canyon de Cotahuasi.

C’est un canyon qui se trouve à 10/11h de route d’Arequipa, au sud du Perou. Le bus part vers 16h30 et arrive vers 2h30 du matin. Contrairement à ce que dit le Lonely Planet, c’est un peu fatigant, mais le bus est confortable et arrive sur place, on finit la nuit dans un bon lit dans son hotel. Des le lendemain matin, frais et dispo, on peut commencer à explorer le canyon.

En raison des 10h de trajet, la plupart des voyageurs vont visiter le canyon de Colca (6h de trajet depuis Arequipa). Je n’ai donc pas trouvé de compagnons de route pour Cotahuasi. Apres renseignement pris (« ne t’en fais pas, les gens de Cotahuasi sont sains, il n’y a pas de vol ni d’attaque. Tu peux y aller sereinement. »), je suis donc partie seule dans cette nouvelle aventure.

Je suis arrivée à 2h30 du mat à Cotahuasi, me demandant comment j’allais trouver mon hotel, inquiète a l’idee d’arriver en pleine nuit. Mon hotel était en fait à 1 minute à pied du terminal de bus (la place centrale du village). Et les rues grouillaient de couples rentrant sans doute de discothèque. On était samedi soir.

Le lendemain, départ pour Alca, et une randonnée de 3h jusqu’à Luicho et ses bains thermaux. Pas un seul touriste à l’horizon… Depuis Alca, une montée raide mène jusqu’au village de Cahuana, puis aux ruines de Calla. Sur le chemin, un senor alcoolisé me souhaite bonne route, une jeune femme avec son enfant sur le dos me pose des questions, curieuse; une senora m’indique le chemin des ruines on m’engueulant « seule? Et la nuit qui va tomber, alors! » « Euh… mais il est 14h Madame, et on m’a dit qu’on les atteind en 1/2h… » Je repasse la saluer au retour pour la rassurer: je suis bien de retour, et la montagne ne m’a pas gardée en « paiement » pour les dieux. Ouf!

Je commence la descente vers Luicho. Un jeune homme me propose un racourci. Il va justement à Luicho chercher un « gagnant »; comprendre un taureau. Ici ils pratiquent la corrida. Sur le chemin, il me montre comment est fait un plan de kiwitcha (un genre de quinoa avec des graines plus petites).

Les bains thermaux de Luicho se composent de 3 piscines a la meme temperature. La seule chose qui change de l’une a l’autre est le prix. Bien sur, dans la moins chere on trouve tous les jeunes du coin. Je choisis la plus tranquille, familiale. Je papote avec un senor. Il vient de terminer un bout de route entre Cotahuasi et Alca. Et va maintenant profiter de sa retraite a Maca (dans le canyon de Colca) ou il tient un hotel-restaurant, el Mirador de Molino.

Je sors attendre le minibus de 17h sur la route. Un pic up me prend en stop, ainsi que tous les gens qui attendent sur le bord de route. Des jeunes rentrant des bains, des familles de retour des champs avec leur tissus-sac rempli de kiwitcha…

Le lendemain, je rate le bus pour Pampamarca. Le lundi, il part a 5h et pas 6h30. C’est pour que les instituteurs arrivent a temps pour leurs cours. Maugreant contre les habitants de Cotahuasi incapables de donner l’heure correcte de depart du bus, je vais me recoucher, puis traine sur la place du village. Une association de producteur bio (tout est bio dans le canyon de Cotahuasi!) vend des figues seches, des barres energetiques de kiwitcha, du miel, et surtout du vin demi-sec du canyon. Ca tombe bien, en ce moment, il y a une reunion des maires des villes se situant le long du canyon. L’un d’eux m’aborde, me demande d’ou je viens, et me presente ses collegues maires. Et c’est parti pour la degustation de vin! « Encore un petit verre senorita! »

Je reussis a m’esquiver avant d’etre trop saoule. Je pars cet apres-midi pour 2 jours dans le canyon. Les dames de l’hotel m’ont dit que je pouvais sans crainte aller a Velinga et Quechualla, qu’il y avait des hotels, et que non non je n’avais pas besoin d’appeller qui que ce soit pour reserver.

Le bus pour Velinga suit le canyon, en hauteur. La vue est magnifique. Surtout la ou tout a coup la riviere Cotahuasi disparait entre 2 paroie rocheuse: la cascade de Sipia. Je suis la seule touriste du bus. Bilan de 2 jours dans la region: 2 gringos appercus a Cotahuasi ce matin. Mais ou se cachent-ils?

Le bus s’arrête en bas de Velinga, a 30 minutes de marche du village dans une cote raide. Les locaux me recommande de m’arrêter la, car il est trop tard pour atteindre Quechualla qui se trouve a 2 ou 3h de marche. Un jeune me propose de mettre mon sac sur le dos d’un de ses ânes. « Ça sera plus facile ». Je suis les ânes de loin, ainsi que le bambin qui les mène. Ils me distancent rapidement. Un pensée m’assaille « mierda! et s’ils disparaissent avec mon sac, comment je fais? »

La montée est bien raide, j’apprécie de ne pas porter mes 6kg de sac. Sur le chemin, je croise Ignacio le propriétaire de l’unique hôtel du village. Il part a Cotahuasi avec sa femme. L’hôtel est ferme ce soir. « Débrouillez-vous pour trouvez ou dormir ce soir, et je reviens demain ». Grand moment de solitude. J’ai bien mon sac de couchage, mais pas de tente…

J’arrive dans le village, me guidant aux crottes d’ânes. Il est compose de ruelles étroites bordées de maisons de pierres ou de briques en terre. Un cochon me salue de son grouinement depuis une ouverture d’un mur. Les cours des maisons sont couverte de vignes.

Je demande a un jeune du village ou je peux trouver les ânes et mon sac. Il m’indique la place du village. Le bambin – Julio – a déchargé les ânes. Mon sac est la, tout entier, tout beau.  « Dis-moi, tu sais ou est-ce que je pourrais dormir ce soir? » Il m’indique le patio de l’école, puis la salle communale, en ruine… puis me dit de demander au Consejo (en simplifiant, la mairie). C’est la maison verte en face de l’église. J’appelle, et un senor sort par la fenêtre du premier. Il comprend vite mon problème. Il y a des matelas dans le consejo, mais comme je suis seule, il me propose plutôt de dormir chez l’infirmière, si elle le veut bien. En attendant qu’elle rentre, nous papotons. Il est secrétaire du Consejo de Velinga. Comme il a l’air de s’ennuyer! Il fait du dessin pour passer le temps. Je lui donne quelques conseils. Il me fait gouter un fruit: chimichangu (ou un truc comme ca). Ca a un gout de banane, avec plein de pépins.

L’infirmière, Isaora, accepte de m’accueillir. La senora Eva me prépare a diner, une soupe paysanne de fèves, patates, fromage et pâtes. Puis le ptit dej riz et œufs au plat. (c’était ça ou frites – thon. Au ptit dej, dur dur!)

Tot le matin, je pars vers Quechualla en longeant la rivière. C’est beau, et très aride. Les villageois pompent l’eau de la rivière et l’envoie vers les villages. Parfois ils restent 1 ou 2 jours sans eau quand la pompe tombe en panne.  Il y a beaucoup de pauvreté aussi. Beaucoup d’alcoolisme. Je croise chaque jours plusieurs personnes empestant l’alcool: pisco de raisin (eau de vie) ou vin local. Que fêtent-ils? Un jour de plus de vie (dixit les locaux sobres!). Le petit Julio a d’ailleurs été recueilli a Velinga par une autre famille car ses parents sont alcooliques et ne s’en occupaient pas.  Petit Julio qui fait chaque jour 2h de marche pour aller a l’école du village voisin. Pourquoi, alors qu’il y a une école a Velinga? Parce que l’école a été ferme. L’instituteur était plus intéressé par son négoce (son hôtel) que part son métier d’enseignant…

Quechualla est un village un peu plus grand que Velinga. Les maisons sont aussi couvertes de vignes, pour produire le vin local. Je papote avec un senor qui tient un « hôtel » ici: 2 lits dans une pièce rustique au sol de terre battue. Il n’y a pas d’eau courante non plus. Mai il parait que ça va venir d’ici peu… Il m’offre 1kg de bananes et 1kg d’oranges « j’en ai trop, ça se perd sur les arbres », et me fait gouter son vin. Il me donne aussi un petit cours de Quechua.

Sur le retour vers Velinga, je me baigne dans la source d’eau chaude locale. Puis je rentre. L’hôtel est ouvert, et 4 touristes bruyants y logent ce soir. Comme c’est bizarre de se retrouver dans une ambiance « touriste » après ces 2 jours parmi les locaux!

Le lendemain, c’est le cœur serre que je quitte Velinga et mes nouveaux « amis ». Mais a Cotahuasi m’attendent encore des surprises. Je déjeune dans un restaurant. Je papote avec la serveuse, qui m’offre le déjeuner. Plus tard, je peinds sur la place en attendant l’heure du départ du bus pour Arequipa. Je me retrouve entourée de bambins qui veulent voirce que je fais, que je dessine ceci ou cela…

Vous l’aurez compris, le canyon de Cotahuasi m’a enchante. Par ses paysages, mais aussi et surtout, par ses habitants. Je le quitte avec regret. Mais j’avoue que, même si tout se passe très bien, c’est aussi lassant de se promener seule. Le répétez pas, mais je commençais a parler aux animaux (Chuut! Anne, leur dit pas que je le faisait même quand j’étais avec toi, hihi!).

A bientôt pour les prochaines aventures, je vous laisse avec les photos.

Laurence



Pour ceux qui aiment les tissus et les masques: des tissus depuis l’époque  pré-inka jusque maintenant; et des masques utilises pendant les fêtes traditionnelles boliviennes, de tous les coins du pays.

(Tout spécialement pour toi maman, pour que tu puisses visiter a distance ce musée qui te plairait)



La Paz est une ville étonnante. Elle est très étendue et grouille de voitures (essentiellement des bus et des taxis). L’air, en plus d’être rare autour de 3800m, y est pollué de vapeurs d’échappement. La ville est très vallonnée.

On y voit beaucoup de Boliviennes habillées en tenue traditionnelle: chapeau melon visse sur la tête,  longues nattes,  jupes bouffantes et tissus-sac-a-dos sur les épaules. Avec une grande question:

Mais comment font-elles pour garder leur chapeau sur la tête en toute circonstance?

Et bien, elle le choisisse ajusté pour qu’il tienne sur le sommet de leur crâne.

Pour le reste, je vous laisse voir.

Laurence



Oi! Tudo bem?

Voici maintenant quelques photos de mon passage a Florianopolis et Itajai dans le sud du Brésil. Je suis allée rendre visite à Barbara, Roberto, Jeremy et Sandra qu’on voit sur les photos.

Pause plage et tututu tutu tututu avant de partir vers les hauts plateaux de Bolivie et du Pérou.



Hola todos!

Ca fait bien longtemps que je n’ai rien ecrit sur ce blog. Je me rattrappe en faisant un resume de ces 2 mois passe en Argentine.

Apres Buenos Aires et les pingouins a Puerto Madryn/peninsula Waldes, j’ai file encore plus au sud de la Patagonie. C’est incroyable comme c’est beau. Des montagnes, des glaciers, des lacs avec si peu de trace de l’homme… La beaute de la nature au naturel, enfin ! C’est rare dans notre monde. J’ai adore boire l’eau directement dans les torrents, bien fraiche vue qu’elle sort des glaciers. Il ne manquait qu’un bon pastis a mettre dedans, hihi !

Sur le chemin, j’ai rencontre des tonnes de gens. Certains seulement de passage dans un bus ou un hostel. D’autres dont j’ai garde le contact. Parmis ces derniers, des bresiliennes (comediennes) qui m’invitent a Florianopolis. Un portugais qui a grandi en Angola, vecu 20 ans en Asie, fait des enfants metis Angolais et Vietnamien… Et maintenant qui arpente l’Amerique du Sud avec son velo sous le bras. Je te laisse imaginer les histoires incroyables qu’il a a raconter ! Egalement, des argentins plus ou moins hippis rencontre a el Chalten.

L’histoire a commence ainsi : je voulais rencontre des argentins, pas que des touristes. Alors que je monte dans un bus pour 4h de route, je vise une fille qui a l’air Argentine et sympathique et lui demande si je peux m’assoir a cote d’elle. Elle me dit oui. Elle vit a Buenos Aires. On accroche tout de suite, et convient de partir 2 ou 3 jours en trek dans le parc national del Chalten. Elle a une tente. Cool ! Juste ce que je voulais. La suite, je n’ai plus du tout maitrise, et me suis entierement regalee.

Cette fille, Lucila, connaissait une amie qui travaille a el Chalten. Cette amie lui presente d’autres amis argentins, peruviens, venezueliens, chiliens… Ils travaillent comme guides de montagne, receptionistes, serveuses, rangers etc… Et vivent en tente durant toute la saison touristique (soit d’Octobre a Mars). Des hippies ! Grace a Lucila, je les rencontre. Et… reste 3 semaines au lieu de 5 jours! Ca se passe a l’hostel del lago (l’auberge du lac). Et on se reunit dans la salle a manger et cuisine commune pour manger, regarder la tele, prendre du mate…

C’est quoi le mate ? Cette herbe qui ressemble a du the que les argentins boivent a toutes occasions. Ils se promenent toujours avec leur thermos d’eau chaude, l’herbe, et une tasse avec une bombilla (sorte de paille en metal), partout. On fait tourner la tasse, c’est conviale, ca reveille, ca rechauffe. Et non, ce n’est pas une drogue ! Pas plus que le cafe ou le the. Aussi, on va faire de la randonnee dans le parc naturel, on boit l’eau des rivieres, on fait de l’escalade…

Je finis par repartir vers le nord de la Patagonie. Encore des parcs avec des lacs aux eaux de couleur incroyable, des montagnes sauvages. Les feuilles des arbres commence a rougir avec l’automne qui avance. Il fait de plus en plus froid, avec des periodes d’été indien. Je partage quelques jours de trek avec  un francais sympathique,de refuge en refuge. Marches de 4 ou 5h, biere artisanale faite au refuge, et pain maison. Ya meme des douches chaudes ! Et le chat qui vient dormir au pied du matelas. Quel luxe en pleine montagne!

J’avais envie de rester quelques jours encore pour voir les arbres totalement rouges. Mais ca sera pour une autre fois. Le temps me presse. Je dois etre le 14 Avril a La Paz pour retrouver Anne. Et avant passer a Buenos Aires puis Florianopolis voir mes amies bresiliennes.

Et voila le resume en photos. Ah! C’est beau!



Et bien oui,  j’aime les pingouins. Un pigouin, c’est drole, c’est beau, ca donne le sourire. Et tout ca sans rien dire! Parfois meme, juste affale sans bouge sur le sol.

Le plus dur, quand on est pres d’un pingouin, c’est de ne pas le toucher. Est-ce que c’est doux? Est-ce qu’il va me pincer de son bec? J’voudrais bien lui faire un gros calin, et l’emporter dans mon sac… Non, je le touche pas. Faut pas… Et puis le garde m’a vu de toute facon… Bon allez, je tente.

La le pingouin te regarde d’un oeil, puis de l’autre, et – si tu n’as pas opere une retraite prudente – il te choppe avec son bec, et ca fait mal!

 

J’aime aussi les loups de mer, les orques, les tatous et les yogui… Mais mes preferes, ce sont les pingouins!

Ne cherchez plus, vous savez ou vous passerez vos prochaines vacances : a la peninsule Valdes, en Argentine!

Bises a tous!



Buenos Aires a définitivement un petit air de Paris, nettement inspire par l’architecture haussmannienne.

Il est bon de flanner dans ses rues, s’assoir dans un cafe et regarder vivre les gens.

Elle presente aussi des aspects bien a elle.  Son coeur se trouve Plaza de Mayo, devant la Casa Rosada, siege du gouvernement.

Ou peut-etre se trouve-t-il encore a la Boca? Ce quartier populaire qui vit naitre le tango, et une fameuse equipe de foot!

(Dale dale dale Bo!)

Ce que j’y aime surtout, a part la chaleur des argentins et le tango, ce sont les peintures murales qui couvrent les rues de la ville.

En ce moment, c’est le carnaval.  Chaque fin de semaine, des groupes de murga se retrouvent pour concourir juste… au pied de mon hotel.

Une bateria, un groupe de danseurs qui danse une murga bien athletique, des deguisements, des chanteurs, des enfants qui envoient de la mousse a raser sur tout le monde… Et ca fait un beau raffut, et une fête populaire joyeuse.

Pour clore ce resume de Buenos Aires, je ne resiste pas a vous mettre une photo de danseurs de tango pris dans la rue lors d’un concert.



En Nouvelle Zelande, il ya des otaries, de la pluie, des glaciers, des plages de sable blanc ou orange et aux eaux emeraude, des volcans…



Bon, j’avoue, je ne tiens pas du tout a jour ce blog…

Pourquoi? Je n’ai pas le temps. Et oui! Ca prend du temps d’organiser son voyage, profiter des sites, parler avec les gens… Et aussi maintenir le blog que je fais pour l’association l’enfant@l’hopital.

Mais comme je ne veux pas vous oublie, je vais populer ce blog avec les reportages que je fais pour les enfants. Ca sera plus infantile, mais au moins vous pourrez profiter des photos et anecdotes. Et les faire lire a vos enfants!

Bises d’Argentine!

Laurence



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